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Accueil » Societé » Sénégal : Vers une concertation pour inviter les pêcheurs à adhérer au principe du repos biologiquemardi 29 avril 2008, par senactuSénégal : Vers une concertation pour inviter les pêcheurs à adhérer au principe du repos biologique Version imprimable
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Le ministre de l’Economie maritime, des Transports maritimes, de la Pêche et de la Pisciculture Souleymane Ndéné Ndiaye a annoncé mardi que son département engagera ‘’bientôt’’ une concertation avec les acteurs de la pêche artisanale, pour les amener à accepter l’idée d’un repos biologique. ‘’On va initier la concertation avec les acteurs de la pêche artisanale pour qu’ils acceptent le principe du repos biologique’’, a notamment dit Souleymane Ndéné Ndiaye, précisant que cette concertation est prévue pour ‘’bientôt’’. Le ministre de l’Economie maritime faisait cette annonce en marge d’une réunion de lancement la campagne de vulgarisation de la règle de mesure de la taille du poisson (Fish Ruler), un outil permettant de protéger les poissons juvéniles. Le repos biologique consiste à ne pas pêcher sur une zone marine pour une durée donnée, afin de laisser le temps aux poissons de se reproduire. Il est, pour le moment, observé dans la pêche industrielle et ce, pour deux mois, a-t-il renseigné. ‘’Nous allons évaluer le nombre de pêcheurs et à la suite d’une concertation, nous verrons comment les appuyer’’, a indiqué M. Ndiaye, soulignant qu’il ne s’agira pas de demander aux pêcheurs de ne pas aller en mer pendant une période donner, sans leur donner des moyens de subsistance. ‘’Nous avons un intérêt commun à sauvegarder la mer’’, a-t-il ajouté, estimant qu’en tant que premiers concernés par cette activité, les pêcheurs ont le plus intérêt à travailler à la préservation des ressources halieutiques. Un tour sur les lieux de débarquement tels que Soumbédioune, Yarakh et Yoff, permet de ‘’se rendre compte de la pauvreté de nos mers’’, a déploré le ministre de l’Economie maritime, non sans relever que de ce fait, les pêcheurs vont à la recherche du poisson jusqu’en Mauritanie ou en Guinée. Pourtant, par le passé, ils n’avaient pas besoin de s’éloigner des côtes, a-t-il noté. Souleymane Ndéné Ndiaye a expliqué que des ‘’mesures coercitives’’ ne peuvent être prises d’emblée, sans auparavant informer les acteurs de la pêche, grâce à l’appui des chercheurs qui détiennent les connaissances en la matière. Toutefois, à côté de la concertation, il y a des sanctions, a-t-il insisté. Evoquant l’exemple de la Mauritanie où les acteurs de la pêche artisanale ont été amenés à adopter le repos biologique, il a indiqué que le ministre de tutelle avait dans un premier temps été vivement critiqué pour cette décision, avant d’être félicité au bout d’un moment, du fait de l’amélioration des captures. Erreur Rien à faire ici. |
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